Tome 1, Les Raisons de l'exil en librairie-ISBN-978-2-9532863-0-4-Prix public 17 €
Le libraire est le lien indispensable entre l’auteur et le lecteur-
Derrière moi, c'est notre ferme, L'Arcange, je vous en parle plus bas.! J'ai aussi mon roman, maintenant que j'ai une histoire, il n'est pas question que je m'en sépare !
Eh oui, les Exilés de l’Arcange, c’est mon histoire et celle de ma famille et c’est moi qui la raconte, enfin presque. Vous allez dire que je me répète, mais comme la photo a changé, je me permets de
reprendre. Je vous invite à lire le premier tome, vous verrez que c'est la vérité.
L’entre-deux guerres fut témoin de la deuxième vague d’immigration italienne vers la France. Durant les années 20, et les années 30, des dizaines de milliers d’Italiens quittèrent leur pays, mon pays, pour trouver asile en Gascogne et dans d’autres régions de l’hexagone. Les raisons de ces exils, furent multiples, la principale cause étant la montée en puissance du fascisme.
Fils d’exilés lui-même, l’auteur s’est inspiré de cette période pour imaginer, notre histoire. Il dit que cette saga est une fiction, mais en tournant les pages de ce premier ouvrage, je ne peux m’empêcher de penser que les Raisons de l’exil, ne sont peut-être pas que le fruit de son imagination.
Il n’a fallut qu’une banale mauvaise rencontre pour que la vie de notre famille bascule dans le drame. Devant la désertion des autorités italiennes, c’est papa, homme paisible, qui n'a eu d'autre solution que de s'ériger en dernier rempart. Ensuite est venu l’exil en Gascogne, dans la petite bourgade de Floréal.
A notre arrivée sur ces terres de Gascogne, j’étais persuadé que notre famille pourrait enfin vivre en paix. Je m’imaginais avoir atteint un monde préservé, un monde sécurisé où les jours ne pouvaient que s’écouler heureux et je regrettais de tout mon cœur que maman ne soit plus avec nous pour partager ce bonheur. Jamais je n’aurais pu penser que le mal, la délinquance, ou même le crime puissent se cacher derrière ces images d’Épinal.
Et pourtant…, vous allez, en lisant ce récit, vous apercevoir que le malheur et le crime peuvent frapper même sur cette terre d’asile. Mais il n’y a pas eu que des malheurs. En réalité, je crois que le destin, se divertissait en jouant à cache-cache avec nous, en soufflant, suivant son humeur, le chaud ou le froid.
Le trois août 1930, quelques mois à peine après notre arrivée, la famille Montazini, ma famille, emménageait à L’Arcange. Ça c’était l’un des bonheurs que le destin nous envoyait. Je me rappelle très bien ma première visite dans cette maison. Je précédais papa et Mariéta et, comme pour découvrir un trésor, j’appuyai doucement sur la clé du loquet. Puis, lentement, dans un grincement, j’avais poussé toutes les portes, et mon imagination s’était aussitôt mise à pétiller. J’étais persuadé que cette valeureuse bâtisse, baptisée du nom un peu insolite de L’Arcange, recélait des secrets et des mystères enfouis depuis la nuit des temps.
Résumé du tome , Les Raisons de l'exil : Au hasard d’une mauvaise rencontre, le destin pointe un jour du doigt
cette famille et l’entraine malgré elle dans le drame. Ainsi
commence, la saga des Montazini. Devant la désertion des autorités,
Emilio MONTAZINI, homme tranquille, n’a d’autre solution que de
s’ériger en dernier rempart. Après de terribles tourments, obligés de
s’exiler en Gascogne paysanne pour échapper à la haine et aux persécutions d'un fasciste
fanatique, et malgré les lourds secrets qu’elle transporte dans ses
bagages, la famille pense qu’elle pourra désormais vivre en paix. Mais
la distance entre l’Italie et leur nouveau refuge sera-t-elle
suffisante ? Vous allez, en lisant ce premier roman, vous apercevoir
que le malheur et le crime peuvent frapper même sur cette terre d’asile.
Pour l’auteur, le choix du milieu dans lequel l’histoire évoluerait ne
s’est pas posée. Il lui est paru évident qu’il ne pouvait être que
celui des paysans Gascons, pays de son enfance. Le point d’orgue étant
la production d’armagnac, incontournable lorsque l’on parle de la
Gascogne d’entre deux guerres. Sans y paraître Michel ZORDAN décrit des
scènes champêtres, idylliques, mais bien réelles, dans lesquelles la
solidarité est omniprésente. Même si ces scènes semblent aujourd’hui
bien désuètes et surtout révolues, elles faisaient, il n’y a pas très
longtemps, réellement partie de la vie des paysans Gascons.
Extrait chapitre premier - Je me rappelle très bien ma première visite. Je précédais papa et Mariéta et, comme pour découvrir un trésor, j'appuyai doucement sur la clé du loquet. Puis, lentement, dans un grincement, j'avais poussé toutes les portes et mon imagination s'était aussitôt mise à pétiller. J'étais persuadé que cette valeureuse bâtisse, baptisée du nom un peu insolite d'Arcange, recélait des secrets et des mystères enfouis depuis la nuit des temps.
Extrait chapitre 2 - À la place de la revêche madame Gourdes apparut une jeune femme, très, très belle. Sa beauté était très différente de celle qui émanait de madame Éliette, mais je ne pouvais pas expliquer pourquoi. Son parfum, également captivant, n'avait, là encore, rien de commun avec celui de l'épouse du capitaine. Je ne l'avais jamais vue auparavant, et pourtant, elle m'offrit spontanément des bonbons. La clochette avait-elle le pouvoir de transformer l'acariâtre buraliste en cette merveilleuse créature, aux formes si généreuses ?
Extrait chapitre 3 - La main de notre père se referma un peu plus fort sur les nôtres. Dès notre arrivée à L'Arcange, papa nous parla, mais en italien, ce qu'il ne faisait jamais plus depuis qu'il se débrouillait en français. Ensuite, il se dirigea vers l'armoire de sa chambre et monta sur une chaise. Ma sœur et moi le vîmes redescendre avec un objet tout en longueur, enveloppé dans un vieux drap. Il le déposa sur la table et écarta le tissu. Un fusil apparut, c'était un modèle à broche calibre 16, avec des chiens extérieurs, il devait dater de la fin du siècle.
Extrait chapitre 6 - L'automobile n'était plus maintenant qu'à quelques centimètres. Pour quelle raison, le conducteur se tenait-il aussi près de moi ? Pour quelle autre raison ne me doublait-il pas ? Un peu perturbé, je me laissai aller à rouler de plus en plus vite, le grand virage ne devait plus être très loin.
Extrait chapitre 8 - Ce que j’avais remarqué le plus chez Étiennette, c’était sa jolie figure, encadrée par deux belles tresses. Peut-être aussi un peu sa belle robe bleue et ses souliers vernis. En tout cas, elle était différente des autres filles de Floréal. La brunette était bien un peu fière, mais ce n’était qu’un détail, ça pouvait toujours s’arranger.
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