Contactez-nous

Cet e-mail est protg contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

05 53 40 00 38

Michel ZORDAN

 

la boutique

Accs la boutique d'un auteur du Sud-ouest
Voir le panier
Votre panier est actuellement vide.
PDFImprimerE-mail
2) L'insolence du sort4) Les grands tourments

3) Les prmices
Agrandir l'image


3) Les prmices

Prix l'unit (pice): €6.00

Poser une question sur ce produit

Nous sommes en 1933...Depuis janvier Adolf Hitler et le parti nazi sont au pouvoir en Allemagne... Extrait chapitre 4 - Mon pre avait propos aux mtayers du chteau Tourne Pique, ainsi qu quelques autres voisins, deffectuer les labours dautomne avec notre Hercule. La plupart refusrent. Avec lorage de grle qui avait dtruit toutes les vignes, il ny aurait pas de vendange cette anne, gagner du temps ne servait donc plus rien. Mais il y avait une autre raison cela : le machinisme et le modernisme qui se profilaient inquitaient profondment la plupart des paysans. Ils savaient au fond deux que ces machines modifieraient tout jamais leur rapport avec un lment essentiel de leur vie, la terre. Avec les attelages de bufs, de vaches, ou de chevaux, le contact avec celle quils sentaient vivre, et qui les faisait vivre depuis toujours, tait presque charnel. Cette terre faisait partie de leur vie, de leur naissance jusqu leur mort ; ils pouvaient la toucher, lui parler, tout se passait en douceur, avec du respect Pour leur dernier repos, cest encore elle qui veillerait sur eux. Sans elle, ils ntaient rien, tout partait delle. Le paysan cultivait et la terre procrait, pour le nourrir lui, sa famille et les btes qui laidaient dans son travail. Et puis, la fin, leurs poussires se mleraient aux autres poussires dans un ternel recommencement. Cet change tacite faisait partie de leur vie, depuis la nuit des temps. Ctait une simple boucle, mais une boucle qui fonctionnait parfaitement. Avec le tracteur, ce contact nexisterait plus, la boucle serait brise. Ctait la rupture assure, ils perdraient une part deux-mmes, une part qui ne les avait jamais trahis. Avec les machines modernes, la terre ne serait plus quune simple matire exploitable, tout juste bonne produire. Les roues de fer la martyriseraient, dun geste sec les socs dacier senfonceraient de force au plus profond de ses entrailles, brutalement, comme pour la souiller, avec le seul souci de lobliger donner toujours plus. Il ny aurait plus de respect. Comment ragirait-elle ?



Avis des clients:

Il n'y a pas encore de commentaire sur ce produit.
Veuillez vous identifier pour poster un commentaire.


Copyright www.unauteur.com - reproduction interdite sans l'accord des propritaires ou ayants-droits ---- Retour la page Accueil de www.unauteur.com