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Michel ZORDAN

 

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3) Les prmices5) Une ombre sur le Monde

4) Les grands tourments
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4) Les grands tourments

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Extrait : La lettre de Sylvio Sverine Ma chre Sverine, Jai bien reu vos deux lettres qui prouvent que vous ne mavez pas oubli et je vous en remercie. Je peux vous assurer que nos rencontres et tous les moments passs ensemble resteront pour moi inoubliables et je sais quils ne seront pas les derniers. Cest vrai quau dbut, vous me sembliez un peu mystrieuse et mme plus. Cest vrai qu notre premire rencontre javais un peu de mal vous regarder en face. Mais trs rapidement, ce nest plus la simple image perceptible mes yeux qui simposait moi, cest Sverine Jacquard, la femme extraordinaire, intelligente et pleine de courage. Un accident grave est toujours un drame et je sais que pour vous, le cauchemar a t permanent. Je sais aussi que parfois vous avez pens que la bonne solution aurait t de prir dans laccident. Le milieu superficiel dans lequel vous avez volu, celui qui vous a rvl, est un milieu o seule limage extrieure compte. Et les rats qui vous poursuivent sans cesse, ceux qui ont motiv votre retraite la Rondouillre le savent bien. Vous pensez tre prisonnire de ce milieu, vous pensez que votre vie, ce sont seulement ces images lisses et parfaites qui prvalent dans les dfils de mode, sous la lumire artificielle et trompeuse des projecteurs. Vous pensez que sans la notorit des couvertures de papier glac votre existence na plus lieu dtre. Sverine, je peux vous affirmer que vous vous trompez. Prenez de la distance, ce que vous pensez voir ne sont que les formes un peu diffuses que lon distingue lorsque nos yeux sont trop prs dun tableau. Prenez du recul et vous verrez, tout deviendra plus clair, plus vident. Avez-vous dj rflchi lextraordinaire hasard, aux circonstances qui ont fait que vous, Sverine Jacquard, soyez ne dans un pays fantastique, la France, dans une famille qui vous a chrie, avec une sant de fer, un physique, une spontanit et une intelligence hors du commun ? Mais, avez-vous dj rflchi aux millions de personnes qui ont eu la chance de natre ou qui vont avoir cette chance, mais qui nont pas eu tout ou nauront pas tout ce qui fait que la vie puisse tre agrable ou mme seulement vivable ? Pensez-vous vraiment que votre accident, si grave soit-il, puisse remettre en cause votre existence ? Ma chre amie, pensez-vous vraiment que votre vie ne vaut que par votre image sur les magazines et les contours parfaits de votre visage ? Sverine, le miroir nest quun leurre, il est trs coutumier des mensonges, ne vous y laissez pas prendre. Dans votre dernier courrier, vous dites quaprs deux interventions, les rsultats ne sont pas la hauteur de vos esprances. Vous dites galement que le chirurgien vous parat moins enthousiaste, moins certain de lui. Vous dites aussi quune troisime tentative de greffe est risque et ne pourra de toute faon tre que la dernire envisageable. Sverine, vous avez toute la vie devant vous, il est temps de vous accepter telle que vous tes aujourdhui. Vous devez affronter la ralit. Quoi que vous puissiez entendre ici ou l, le reflet de votre image est bien moins important que le rayonnement de votre intelligence, il dure surtout moins longtemps. La nature vous a gte, mais ne gchez pas tout seulement parce que lun des cadeaux sest bris un peu trop vite. Mettez toute votre nergie construire autre chose quune simple vitrine, quelque chose qui ne fera appel qu votre dtermination, quelque chose de durable, que vous pourrez mieux matriser, avec de solides fondations, quelque chose qui nexiste pas que par la ligne parfaite des faades. Sverine, je sais que je ne me suis pas tromp sur vous. Revenez en France, votre prochain combat est ici et je sais que vous le gagnerez. Bien affectueusement. Votre ami, Sylvio Montazini



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