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Michel ZORDAN

 

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L’Insolence du sort, titre 2 de la série Les Exilés de l'Arcange

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 L'insolence du sort,  dans la série, Les Exilés de L'Arcange - Auteur :  Michel ZORDAN - Editions 3Z- 374 pages- ISBN 978-2-9532863-1-1

 

 

 

L'insolence du sort est le deuxième volet de la saga des Montazini 

 

En FRANCE, le périple de la famille MONTAZINI débute en 1930.  Dans le premier ouvrage, l’histoire fait état des raisons de leur exil.


Persécutée par des éléments fascistes, notre famille avait été contrainte de s’expatrier en France. Avec déchirement, nous avions laissé en Italie notre maman  et nos grands-parents, tous trois décédés tragiquement au cours de l’année 1929.  Le premier février 1930, papa, Mariéta, ma grande sœur, et moi, nous foulions pour  la première fois le sol de France. Je n’étais alors âgé que de huit ans, et ma sœur de onze. Notre père avait obtenu un travail d’ouvrier agricole, au château Tourne Pique, grande propriété située dans la petite bourgade de Floréal. À notre arrivée en Gascogne, nous avions été pris en charge par Aristide Clément Autun, capitaine dans l’armée. Quelques mois plus tôt, celui-ci avait  hérité de son oncle, Isidore Clément,  du château Tourne Pique, reconstruit au début du XIXe siècle, et de ses sept métairies.

Situé dans le Gers, à trois kilomètres de Floréal, le château Tourne Pique était en réalité une grande maison bourgeoise de trois étages, flanquée d’une tourelle à chacune de ses extrémités. Dressé sur une colline, il dominait toute la campagne environnante. Haut lieu en raison de son Armagnac Ténarèze fort prisé, le château Tourne Pique disposait de quatre-vingt-cinq hectares de vignes. Afin de régler les droits de succession et les quelques dettes que l’oncle Isidore avait également laissées en héritage, le capitaine fut obligé de se séparer de la ferme de L'Arcange.

L'insolence du sort est le nouveau roman de Michel ZORDAN.  C'est le second dans la série "Les exilés de l'Arcange"    Il vient de sortir en librairie.

 

L'auteur vous offre quelques extraits...


Extrait chapitre premier – La cabane dans le tonneau,  page 49 

Le 14 novembre 1799, j’appris par le journal daté du 11 novembre que le général Napoléon Bonaparte avait pris le pouvoir grâce à son coup d’État du 9 novembre. La révolution était peut-être terminée. Mais il fallait attendre que les choses s’éclaircissent, il me faudrait encore patienter quelques mois. Le début de juillet de l’année 1800 ne fut pas meilleur que celui de l’année précédente et Berthe Barestre avait appris la leçon : elle me proposa presque tout de suite de les aider pour le battage. Comme l’année précédente, je sortais dans le milieu de l’après-midi, mais je ne pouvais toujours pas dépasser les limites de la cour de la ferme de L’Arcange. Jour après jour, Pascaline retrouvait sa joie de vivre. Le 22 juillet fut l’une des journées les plus chaudes de l’été. À la ferme, vers dix heures du soir, tout le monde s’était couché. Moi, j’attendais, comme tous les soirs, que me jambes ne me portent plus. Vers onze heures, je fus très surpris de voir Pascaline arriver vers moi dans sa chemise de nuit.
– Je n’arrive pas à dormir, il fait trop chaud. Je vous apporte à boire.

Elle servit deux verres et m’en tendit un. Le vin était frais et l’atmosphère encore très chaude, la bouteille ne résista pas très longtemps. Sans trop savoir comment, Pascaline…

Extrait de l’un des articles de Rudolf Têtard, journal Le Dépendant de Paris

Le 11 septembre, l’infâme Têtard frappa de nouveau en signant un article encore plus virulent et extravagant que les précédents. Dans les années trente, avec quelques 800 000 ressortissants, les Italiens constituaient la première communauté étrangère en France. Grâce ou à cause de cette situation, les lecteurs du journal Le Dépendant se faisaient de plus en plus nombreux.
« La Gascogne serait-elle devenue La Gascaroni ?? Pardonnez-moi ce mauvais jeu de mots mais je me dois de vous informer.
Les fascistes s’emparent-ils de notre Gascogne et par là même,  de notre Armagnac ?
Comment cette petite région du fin fond de la France (région qui n’en est même pas une) a-t-elle pu, en quelques années, devenir la base arrière des immigrés italiens en France ? Ou plutôt : la tête de pont qui va permettre au fascisme, avec l’aide de la mafia italienne, de gangrener tout le pays. Pourquoi nos politiques ont-ils laissé cette région passer aux mains des étrangers ? Cette province, autrefois indépendante, aurait-elle, grâce à l’argent du fascisme, des desseins sécessionnistes ? On peut s’attendre à tout de ces Gascons qui, dans un siècle très lointain, avaient déjà fait allégeance aux Anglais. Heureusement, quelques citoyens sont entrés en résistance et, grâce à leur courage et à leurs courriers, nous pouvons vous informer. Que restera-t-il de cette région dans deux à trois décennies ?
Que seront devenus les Clesques, les Lastruc et les Chandon ? Devrons-nous nous résoudre à donner nos filles à des Montazini, Paganini, ou encore Vavassorri ??
Parce que nous dépendons des bons Français, les bons Français méritent de savoir.
Rudolf Têtard »   

 

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