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Olivier Collard

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Pour toi c’était gratuit, un polar de Olivier Collard 


L’histoire : celle de René Blanchard, un reclus rattrapé par son passé. Et surtout par le Divisionnaire Lagarce, qui a bien la gueule de son nom. Et qui n’a semble-t-il qu’une idée en tête : embastiller Blanchard, ce prête-nom bien innocent… que tout semble pourtant accuser !
Seulement voilà, un évènement pour le moins inattendu vient ébranler la pègre azuréenne. Et contrarier l’implacable machine policière.
Dès lors, confrontés à une situation singulière et intrigante (ce pauvre Blanchard aurait-il un ange gardien ?), les protagonistes sortent peu à peu du rôle qui leur semblait dévolu. Jusqu’à leur ultime confrontation, à l’issue incertaine…


Un « polar », assurément. Mais pas une nième histoire de flic et de voyou. Tous les acteurs du triangle de Karpman y sont présents, et l’ambivalence des personnages les amène à jouer des rôles parfois inattendus.
Cet éloge de la candeur est agrémenté d’expressions régionales croustillantes à souhait, mais sans jamais verser dans le folklore : l’auteur a voulu dépeindre ce Pays et ces figures qu’il aime tant dans un souci d’indéniable justesse.


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antonella.jpg Vous souvenez-vous d’Antonella ?

Indéniablement, René Blanchard avait le profil de l’emploi : sympathiquement désoeuvré, sans ressources, doté d’une crédulité coupable. Aussi, lorsque l’irrésistible Antonella le réhabilita dans son rôle de prédilection, il s’en trouva presque flatté. En se disant, comme pour se rassurer, qu’il valait mieux que tous ces margoulins qui auraient tué père et mère pour pouvoir croquer à sa place. Des paumés, des marginaux, des barjots en tous genre, bref, tout ce que la fracture sociale produit de sportif et de sain. Alors il s’est mouillé, le René. Et il a endossé. Sans faire la fine bouche. Quand on dispose de références qui n’intéressent personne – personne d’autre que des escrocs – dégoter une bonne gâche comme celle-là, c’était inespéré.

Bref, tout était pour le moins pire pas dans le meilleur des mondes jusqu’à ce jour fatidique. Celui où la belle s’évapora. Laissant au fantoche de service le soin de payer les violons du bal.

Cette intrigue insolite, formidable prétexte à l’invitation au voyage, conduira le lecteur jusqu’au cœur d’une île empreinte de mystère. Mais toujours en sortant des sentiers battus.
L’auteur pousse à son paroxysme un thème jusque là méjugé : celui du candide prête-nom, fourvoyé dans la pire des culpabilités. Celles des autres, bien sûr…


corbeaux.jpg Corbeaux morts

Il existe, accrochée aux contreforts granitiques du Massif Central, perdue entre la Marche et la Combrailles, une province oubliée, théâtre d’une singulière rencontre de la terre et de l’eau. Un pays de mélancoliques frimas, où même quand il ne pleut pas le sol reste gorgé d’humidité. Il existe une contrée enclavée – mais elle est millénaire – qu’un exceptionnel foisonnement de verdure préserve des affres de la modernité. Une terre de mystères, méjugée parfois. Mais dont les originaires comme les « rapportés » (ces néo-ruraux en quête d’authenticité) auraient vraiment de quoi être fiers. Oui, être fiers ! Nonobstant l’insolente prospérité de la Chiraquie voisine, où, paraît-il, même les vicinales sont dotées d’un épais tapis de macadam…

Ici, on ne parle pas beaucoup. Pas à n’importe qui, en tous cas. Ou alors, il faut montrer patte blanche. Inspirer confiance. Passer la douane. Pour enfin s’entendre dire : « finissez d’entrer ». Ou « chabatz d’entrar », comme on dit dans la langue du pays. Chabatz d’entrar… Un aphorisme légendaire, symptomatique d’une région où jadis l’hospitalité faisait loi, et qui résonne aujourd’hui encore comme un précieux sésame. Une parole de bienvenue que le Commissaire Lagarce – chargé de débouérer l’affaire – serait bien avisé de prendre au pied de la lettre. Sans quoi son récent limogeage – synonyme de sérénité pour sa hiérarchie, mais d’ennui assuré pour un teigneux comme lui – pourrait bien lui passer le goût des aventures flicardières.
Tout le contraire, à priori, de cette enquête champêtre.

Seulement voilà, ces hautes terres recèlent plus d’un mystère. Sur ce point, je vous ai déjà prévenus…

leministre.jpg Le ministre

Ce matin-là, la belle Ascona de Victorin Katounganwé achoppa rue Saint Angelo. La faute à un enchevêtrement de circonstances défavorables : cabot indolent, pavé glissant, avertisseur sonore malencontreusement disposé, pneus élimés, étrier grippé, mobylette en stationnement gênant et pour finir encoignure un peu trop saillante.
[…]
Quelques sirènes plus tard, synonymes de rideaux qui froncent à tous les étages et d’un banal contrôle d’identité, le contrevenant – resté sur place à contempler ce spectacle désolant – se faisait bêtement alpaguer.
Et le soir même, celui que tout le monde ici appelait « le ministre » était l’objet d’un arrêté d’expulsion.

Cette fiction esquisse avec dérision les contradictions d’une société tiraillée entre valeurs humanistes et maîtrise des flux migratoires. Elle questionne sur la place des migrants dans une société en proie à une crise comme jamais auparavant.
Cette épopée contemporaine, où le cynisme côtoie le burlesque, vous mènera dans les dédales imaginaires du vieux Bastia.




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